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mardi 7 septembre 2010

Vannes s'est mobilisée, cette fois-ci, contre le projet de réforme des retraites



Vannes à la réputation d'être une ville moyenne bien bourgeoise et bien calme.
C'est ce qu'on peut lire, par exemple, sur le site www.linternaute.com (http://www.linternaute.com/ville/ville/temoignage/736/vannes/).

En ce jour de mobililisation contre le projet sur les retraites , Vannes s'est réveillée.
Peut-être 15 000 personnes dans la rue, un défilé qui s'étend sur plusieurs kilomètres.

Que Vannes se soit autant mobilisée est significatif du rejet massif de cette réforme qu'on ne sait plus s'il faut l'appeler la réforme Sarkozy ou la réforme Fillon... car plus personne ne parle de la réforme Woerth.
Quelques photos pour montrer que les drapeaux de la contestation flottait dans la ville.

dimanche 3 mai 2009

Vannes vote contre le parc naturel régional et prône toujours une politique de développement insoutenable.


La dernière réunion du syndicat intercommunal d'aménagement du golfe du Morbihan (SIAGM), le 28 avril dernier, a permis de clarifier les positions des communes sur le parc naturel régional (PNR) du golfe du Morbihan.
Le vote portait sur l'envoi de l'avant-projet de charte dans sa dernière version au conseil régional pour avis intermédiaire avant son examen le 6 juillet par le Conseil national de la protection de la nature.
27 communes ont participé au vote, 25 ont voté pour et 2 villes, Plougoumelen et Vannes, ont voté contre.
Après ce vote, Vannes ne peut plus continuer à pratiquer le double langage qu’elle tient depuis des années.
Nombreuses sont les déclarations du maire de Vannes pour réfuter son opposition au projet de parc. Notons, d’ailleurs, que toutes ses déclarations ne font qu’infirmer son opposition au PNR, mais qu’on ne trouve trace d’aucune déclaration pour défendre ce projet.
On connaît les arguments du maire de Vannes, il craint que le PNR ne « bloque le développement » et ne « favorise l’augmentation des prix de l’immobilier ».
Ces deux arguments sont très contestables. D’une part, il est facile de constater que dans l’ensemble des PNR, c’est l’inverse qui se produit : les territoires labellisés PNR connaissent un bien meilleur développement que les territoires comparables hors PNR. D’autre part, les PNR peuvent mettre en œuvre des outils et des actions concrètes pour gérer l’urbanisme et mieux contrôler la pression immobilière.
Mais comment peut-on prendre au sérieux les inquiétudes du maire de Vannes quand on sait toute l’énergie qu’il a su déployer pour refuser l’établissement public foncier régional qui vise justement à réduire l’augmentation des prix de l’immobilier.
Avec ce vote, on sait maintenant que Vannes est contre, mais on sait aussi pourquoi. La ville considère que la charte du PNR ne dégage pas assez d’espace urbanisable (1 225 hectares sur les 12 années de la charte) et qu’il y a déjà suffisamment d’outils de régulation (ce qui en termes moins policés veut dire qu’il y a déjà trop de contraintes pour les aménageurs et les promoteurs).
Un autre argument est avancé par Vannes : « le territoire ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un parc naturel ». Il serait plus juste de dire « de l’image négative que voudraient donner certains d’un parc naturel ». Il ne s’agit pas de faire du territoire une réserve naturelle, un parc national, mais seulement un parc naturel régional dont les objectifs sont de promouvoir un projet de développement, fondé sur la préservation et la valorisation du patrimoine.
L’objectif de Vannes est limpide, c’est de ne pas tuer la poule aux œufs d’or, c’est que le pays de Vannes reste une zone de développement économique et démographique exceptionnelle (selon l’INSEE).
Il faut reconnaître que si cet objectif était compréhensible dans les années 90, il n’est plus tenable aujourd’hui. Le rejet de toutes les réglementations et contraintes qui pourraient réduire la croissance économique et démographique apparaît comme une politique jusqu’auboutiste, courtermiste pour ne pas dire anachronique à l’époque du développement durable, dont les prémices remontent aux travaux du club de Rome de 1972.
Le plus choquant dans cette affaire est le contraste entre la stratégie de communication qui ne cesse d’associer la ville de Vannes à l’image idyllique du golfe du Morbihan et la pratique politique qui fait tout pour freiner toute velléité de développement durable sur le territoire de l’agglomération. Du côté de la communication, on a récemment renommé l’aéroport de Vannes-Meucon en aéroport de Vannes-Golfe du Morbihan ainsi que l’Office du tourisme du Pays de Vannes en OT Vannes-Golfe du Morbihan. À l’opposé, du côté politique, le libéralisme sans frein reste la doctrine intangible de la ville de Vannes, la crise immobilière servant même désormais d’alibi à une politique qui rejette toute réglementation économique et environnementale.
Le bilan du maire de Vannes est éloquent en matière de ce qu’il faut bien appeler le développement insoutenable et l’absence de maîtrise de l’urbanisme. Vannes, par la voix de son maire, apparaît comme opposée à l’établissement public foncier régional, opposée aux opérations d’urbanisme concertées (de type ZAC), opposée à un agenda 21 local, et maintenant opposée au PNR du golfe du Morbihan.
C’est la preuve d’une politique cohérente certes, mais d’une politique d’un autre âge, contraire aux intérêts des citoyens de notre territoire et surtout à ceux des générations futures.

samedi 7 juin 2008

Un salon des livres... mais plus de libraire. Y a comme un problème

A quelques jours de la 1re édition du salon du livre de Bretagne à Vannes, le magasin "Paroles et Musique", emblématique de la rue du Méné, va fermer.
Triste coïncidence.
Il conviendrait de changer la présentation de ce salon qualifié de "phare" car comment prétendre à ce titre quand un des deux grands libraires du centre-ville ferme boutique.
"Parles et Musique" était associé à ce salon (http://www.mairie-vannes.fr/culture/eve ... index.html) , fermer ainsi, sans prévenir, c'est faire preuve de beaucoup d'irrespect pour les salariés, les clients, les livres et ce 1er salon.

Aujourd'hui, François Goulard déclare "La première de nos priorités, c'est de faire progresser le livre et la lecture" (http://www.vannes.maville.com/La-belle- ... _actu.html). Dans ce même article, on pose la question de savoir si "Vannes se prendrait-elle pour la croisette littéraire de l'Atlantique ?". Des discours, de belles paroles, de belles affiches pour ce salon du Livre, mais dans la réalité, ce sera moins de livres vendus en centre-ville et moins de lecture.

La municipalité aura certainement beau jeu de dire, comme toujours, que c'est une initiative privée, qu'elle n'y peut rien. Si on arrive à cette situation, c'est aussi parceque le dossier Nouvelle Coutume a pris beaucoup de retard, que le dossier Fnac a traîné des années et que la ville fait bien peu pour le commece en centre ville (aide, animation, piétonisation...) et tant pour favoriser l'installation des magasins et, aujourd'hui surtout, des restaurants dans les zones commerciales de l'Ouest.
A défaut de dévorer les livres achetés à "Paroles et musique", vous pourrez bientôt vous régaler chez Kentucky Fried Chicken (KFC), Pizza del Arte, La Boucherie...

lundi 19 mai 2008

Contre la vidéosurveillance à Vannes

Jusqu'à présent, aucun rapport sérieux n'a prouvé l'intérêt de la vidéo-surveillance publique.
Le responsable de ce sujet à Scotland Yard, Mike Neville, a déclaré que les caméras à Londres sont un "fiasco" total" ("an utter fiasco").
En Grande Bretagne, il y a 1 caméra pour 12 habitants. A Londres, un passant est filmé 300 fois par jour.
Pourtant, ces caméras ne permettent d'identifier que 3% des auteurs de vols sur la voie publique (beaucoup moins si on considère la totalité des vols).
La question est de savoir combien d'affaires vont être résolues à Vannes avec les 27 caméras prévues.
Si vous faites le calcul, considérant qu'à Vannes, vous serez filmé 100 fois moins, vous allez trouver qu'elles ne permettront même pas d'identifier l'auteur d'un vol par an.
Sachant qu'elles ont coûté 1 million d'euros, que leur coût de fonctionnement sera élevé, que cet argent ainsi dépensé ne permettra pas de renforcer la présence humaine (police, animateurs...) dans la rue, l'effet réel pourrait même être négatif.
On sait aussi que les caméras n'ont pas d'effet dissuasif sur les vols et agressions et qu'au fil du temps, leur "intérêt" diminue.
Avec toutes ces données, accessibles à tous, comment se fait-il qu'à Vannes, les élus de la majorité soient tellement convaincus de la nécessité d'un dispositif de vidéo-surveillance.
L'argument du maire, il y en a aussi à Nantes ou Paris (sous entendu, dans des villes socialistes) prête à rire car Vannes n'est ni Nantes, ni Paris (du moins, pas encore).
D'ailleurs demandez à un francilien ce qu'il pense de ces caméras à Vannes, il va souvent trouver l'idée saugrenue car pour lui, Vannes est bien calme.
Si ces caméras prolifèrent, c'est avant tout parce que les opérateurs de vidéo-surveillance font du forcing auprès des villes (même les plus petites).
Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n'est en rien parce qu'elles sont efficaces qu'on les installent.
Quel gaspillage d'argent public au final.