Où en est la marée noire dans le golfe du Mexique. Qu'apprend on aujourd'hui ?
Premièrement, Obamah endosse la responsabilité finale de la catastrophe : "Je prends en fin de compte la responsabilité finale de trouver une solution à cette crise. Je suis le président et je suis le responsable en dernier ressort". On imagine mal nos politiques français déclarer ainsi leur responsabilité.
Deuxièmement, on découvre les compromissions entre les pétroliers et les organismes autorisant les forages. Le Monde relate que : "Obamah a regretté que son ministre de l'intérieur, Ken Salazar, n'ait pas agi avec plus de détermination pour briser la "relation scandaleusement proche" existant entre les pétroliers et le service chargé à la fois des permis de forer et des contrôles de sécurité, le Minerals Management Service".
Troisièmement, on nous a encore menti. Il ne fallait pas croire BP. Ce n'est pas 800 000 litres qui se déversent chaque jour dans la mer, mais 4 à 5 fois plus. La pollution touche les cotes de Louisiane, du Mississipi, d'Alanamah et de Floride, et pire le delta du Mississiipi et les bayous de Louisiane. Horreur ! D'ores et déjà, la fuite a dépassé en ampleur la catastrophe de l'Exxon-Valdez qui s'échoua en 1989 sur la côte de l'Alaska. BP a déjà depensé 930 millions de dollars (758 millions d'euros) et ce n'est qu'un début. Le combat continue.
vendredi 28 mai 2010
dimanche 9 mai 2010
Europe Ecologie Bretagne choisit une voie dissidente en refusant la diversité des écologistes
"L' UDB entend préserver ce qui a fait le succès d'Europe Ecologie : le rassemblement et l'union dans la diversité."
D'accord sur le diagnostic, le succès d'Europe Ecologie (EE) tiendra bien au "rassemblement et à l'union dans la diversité".
C'est ce qu'on peut lire sur le blog de l'UDB.
Mais, à Trémargat (Tremargad) le 8 mai, c'est bien le contraire qui a été décidé.

En refusant, un simple poste d'observateur à CAP21, c'est le rassemblement des écologistes et l'expression de la diversité qui n'auront pas lieu au sein d'EEB.
J'étais candidat sur les listes Europe Ecologie Bretagne (EEB) aux élections régionales. CAP21 avait alors montré qu'il n'y avait aucun désaccord sur les programmes entre EE et CAP21. Où est le problème ?
J'aimerais que l'UDB fasse preuve de curiosité en allant sur le site web de CAP21 et dise pourquoi CAP21 leur inspire tant de défiance et de rejet. En quoi, les valeurs de CAP21 diffèrent de celles d'EE ?
Où est la stratégie de rassemblement si on en reste au rassemblement actuel Verts-UDB ?
Il me semble qu'hier l'UDB a conforté EEB dans son organisation passée (et dépassée) et ne s'est nullement inscrite dans le projet d'une "organisation pérenne de l'écologie politique".
Dommage, la Bretagne étant dans une situation particulière à l'issue des régionales, c'était l'occasion de montrer la voie dans le rassemblement des écologistes.
A Trémargat, EEB a fait le choix de se refermer sur soi-même et de se couper de la dynamique nationale en cours.
D'accord sur le diagnostic, le succès d'Europe Ecologie (EE) tiendra bien au "rassemblement et à l'union dans la diversité".
C'est ce qu'on peut lire sur le blog de l'UDB.
Mais, à Trémargat (Tremargad) le 8 mai, c'est bien le contraire qui a été décidé.

Sortie de route d'EEB sur les chemins de Trémargat
En refusant, un simple poste d'observateur à CAP21, c'est le rassemblement des écologistes et l'expression de la diversité qui n'auront pas lieu au sein d'EEB.
J'étais candidat sur les listes Europe Ecologie Bretagne (EEB) aux élections régionales. CAP21 avait alors montré qu'il n'y avait aucun désaccord sur les programmes entre EE et CAP21. Où est le problème ?
J'aimerais que l'UDB fasse preuve de curiosité en allant sur le site web de CAP21 et dise pourquoi CAP21 leur inspire tant de défiance et de rejet. En quoi, les valeurs de CAP21 diffèrent de celles d'EE ?
Où est la stratégie de rassemblement si on en reste au rassemblement actuel Verts-UDB ?
Il me semble qu'hier l'UDB a conforté EEB dans son organisation passée (et dépassée) et ne s'est nullement inscrite dans le projet d'une "organisation pérenne de l'écologie politique".
Dommage, la Bretagne étant dans une situation particulière à l'issue des régionales, c'était l'occasion de montrer la voie dans le rassemblement des écologistes.
A Trémargat, EEB a fait le choix de se refermer sur soi-même et de se couper de la dynamique nationale en cours.
mercredi 5 mai 2010
En mémoire de Rémy Basque
vendredi 30 avril 2010
Après Katrina, la Louisiane connait une nouvelle catastrophe majeure
J'étais en Louisiane, près de la côte, le 20 avril quand la plateforme pétrolière a explosé. Comme elle était à 70 km au large, je n'ai bien sûr rien vu, mais je mesure la catastrophe à venir.
Décidément, quand on parle de la Louisiane, en France, c'est surtout pour évoquer une catastrophe.
Je me demande ce qu'évoque encore en France, ce bel état, ainsi nommé en l'honneur de Louis XIV, vendu par Napoléon le 3 mai 1803 (il y a pile 207 ans) aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.
L'histoire nous a rapproché, celle de l'Acadie ne peut nous laisser indifférent et nous devons être concernés par tous les fléaux qui frappent cette terre lointaine, proche de nous par l'histoire et la culture.
En 2005, c'est l'ouragan Katrina, mais plus exactement les inondations qui ont dévasté cette région. C'était une catastrophe naturelle, mais l'effet dévastateur provenait, avant tout, de l'inconséquence de l'homme qui avait construit n'importe où (en particulier dans les terres plus basses que le Mississippi à la Nouvelle Orléans, ce que n'avait pas fait les français et les espagnols au XVIIIe siècle).
En 2010, la nature n'y est pour rien, c'est une explosion sur une plateforme pétrolière off-shore qui provoque une marée noire monumentale (plus importante que celle de l'Exxon Valdès de 1989 en Alaska). On évoque 800 000 litres de pétrole qui s'échappent chaque jour et qu'il faudra peut-être 3 mois pour stopper la fuite ! Aujourd'hui, l'état de catastrophe nationale vient d'être déclaré.
Déjà, en 2005, Katrina avait sérieusement endommagé les plateformes pétrolières et les raffineries.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la Louisiane, c'est le wetland, une immense zone humide, c'est à dire un vaste delta, un pays de marais, de lacs et de bayous, un réseau hydrologique d'une grande complexité. C'est une zone très riche pour la faune (écrevisse, alligator, tortue, raton laveur...), un véritable sanctuaire pour de nombreux oiseaux (aigrette, héron, spatule, patapon...) et une mangrove magnifique où règne le cyprès chauve.
Il n'y a aucune plage en Louisiane sur la côte, le risque n'est pas de salir son maillot de bain sur des plages souillées. Le risque, c'est d'assister à une catastrophe écologique majeure qui va toucher une faune et une flore remarquable.
Je laisse aux journaux le soin d'analyser la situation, je préfère déposer sur ce blog des photos prises il y a quelques jours, qui montrent la beauté et la richesse de ce pays exceptionnel.





Décidément, quand on parle de la Louisiane, en France, c'est surtout pour évoquer une catastrophe.
Je me demande ce qu'évoque encore en France, ce bel état, ainsi nommé en l'honneur de Louis XIV, vendu par Napoléon le 3 mai 1803 (il y a pile 207 ans) aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.
L'histoire nous a rapproché, celle de l'Acadie ne peut nous laisser indifférent et nous devons être concernés par tous les fléaux qui frappent cette terre lointaine, proche de nous par l'histoire et la culture.
En 2005, c'est l'ouragan Katrina, mais plus exactement les inondations qui ont dévasté cette région. C'était une catastrophe naturelle, mais l'effet dévastateur provenait, avant tout, de l'inconséquence de l'homme qui avait construit n'importe où (en particulier dans les terres plus basses que le Mississippi à la Nouvelle Orléans, ce que n'avait pas fait les français et les espagnols au XVIIIe siècle).
En 2010, la nature n'y est pour rien, c'est une explosion sur une plateforme pétrolière off-shore qui provoque une marée noire monumentale (plus importante que celle de l'Exxon Valdès de 1989 en Alaska). On évoque 800 000 litres de pétrole qui s'échappent chaque jour et qu'il faudra peut-être 3 mois pour stopper la fuite ! Aujourd'hui, l'état de catastrophe nationale vient d'être déclaré.
Déjà, en 2005, Katrina avait sérieusement endommagé les plateformes pétrolières et les raffineries.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la Louisiane, c'est le wetland, une immense zone humide, c'est à dire un vaste delta, un pays de marais, de lacs et de bayous, un réseau hydrologique d'une grande complexité. C'est une zone très riche pour la faune (écrevisse, alligator, tortue, raton laveur...), un véritable sanctuaire pour de nombreux oiseaux (aigrette, héron, spatule, patapon...) et une mangrove magnifique où règne le cyprès chauve.
Il n'y a aucune plage en Louisiane sur la côte, le risque n'est pas de salir son maillot de bain sur des plages souillées. Le risque, c'est d'assister à une catastrophe écologique majeure qui va toucher une faune et une flore remarquable.
Je laisse aux journaux le soin d'analyser la situation, je préfère déposer sur ce blog des photos prises il y a quelques jours, qui montrent la beauté et la richesse de ce pays exceptionnel.

Raffineries au bord du Mississippi

Aigrette blanche - envol sur le bayou

Mangrove au Lake Martin

Cyprès

Aigrettes blanches, spatules rosées, hérons bleus
vendredi 19 mars 2010
mercredi 17 mars 2010
La Bretagne a la gueule de bois, Le Drian a contracté le syndrome du leader

Depuis le début de la campagne des régionales, les médias nationaux ne parlaient pas de la Bretagne, tous considéraient qu'il n'y avait aucun enjeu dans cette région du bout de la terre de France. A la limite, il y avait la question du grand aéroport du Grand-Ouest, mais il n'était même pas en Bretagne "administrative".
Tout a changé lundi soir, on redécouvre la Bretagne dans les médias nationaux.
Personnellement, j'aurais préféré qu'on l'oublie encore pendant une semaine et qu'une marée rose et verte recouvre la Bretagne dimanche prochain.
De l'absence d'enjeu (pour les médias), la Bretagne est devenue la seule région où une liste Europe Ecologie sera présente au 2e tour. C'est important car Europe Ecologie est le petit dernier des mouvements politiques, c'est le seul qui monte, alors que le MoDem (2007) et le NPA (2009), pas beaucoup plus vieux, sont vraiment sur la mauvaise pente.
C'est de nouveau la question de la possibilité de l'émergence d'une 3e force et de son rapport avec la gauche qui se pose dimanche prochain en Bretagne et seulement en Bretagne.
Pendant la campagne du 1er tour, je n'ai cessé de répéter qu'on se retrouvera avec la liste Le Drian au 2e tour. J'en étais sûr. Vous pouvez imaginer d'abord ma stupéfaction, mon exaspération et mon incompréhension quand j'ai appris l'absence de fusion des listes Hascoet et Le Drian.
Je ne dirai pas que c'est l'équipe de Le Drian qui est responsable de l'échec des négociations, encore moins que c'est celle d'Hascoet, d'abord parce que je n'étais pas sous la table de négociation et surtout comme disait La Rochefoucauld : "Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n'était que d'un côté".
En revanche, j'ai une idée sur qui souhaitait la fusion et qui n'en avait que faire. Depuis un mois, le Drian faisait comprendre qu'il avait déjà sa liste de 2e tour, qu'il avait déjà "ses" écologistes et "ses" communistes. Le Drian voulait s'octroyer sans partage la totalité de la prime majoritaire de 25% et surtout Le Drian narguait délibérément Europe Ecologie en additionnant les écolos de Bretagne Ecologie à ceux d'Europe Ecologie Bretagne, en fin politique, il savait que ce raisonnement ne pouvait que braquer l'équipe de Hascoet.
Selon la presse, au final les négociateurs du PS proposait 12 places éligibles à Europe Ecologie un peu à l'insu du plein grès de Le Drian qui avait mis la barre à 10. Ma question est "ne fallait pas les prendre ?" Obtenir 12 quand on en demandait 14, ce n'est pas déshonorant, reste que je ne suis pas sûr que Le Drian aurait validé l'offre de 12 places sur la liste de fusion.
Tout cela montre que Le Drian souffre du syndrome de l'aveuglement du leader (l'arrogance en est un symptôme), il se croit encore au temps du programme commun ou pour être aimable à celui de la gauche plurielle, au temps où les écologistes comptaient pour pas grand chose, au temps où l'on croyait nos ressources inépuisables et que l'homme n'avait aucune influence sur le climat, où l'on prônait le productivisme.
Pour être moins aimable, ne se prend-il pas pour le duc de Bretagne depuis qu'il a succédé à Josselin de Rohan au Conseil Régional ?
On verra dimanche le résultat, je parie que le rapport entre la liste autour du PS et celle d'Europe Ecologie ne sera pas de 1 à 3 comme au 1er tour. Je fais le pari que de nombreux électeurs voudront sanctionner la volonté d'hégémonie de l'équipe Le Drian.
Ma hantise, c'est que la droite en profite et arrive en tête. Pas de risque assure Christian Guyonvarc'h, 2e sur la liste Europe Ecologie en Morbihan. Personnellement, je crains que la droite remonte fort au 2e tour. Les abstentionnistes du 1er tour (plus de 1 million) sont surtout à droite, n'avez-vous pas perçu les consignes d'abstention envoyées tout doucement par les non-sarkozistes de l'UMP (et ils sont nombreux en Bretagne) ? Au 2e tour, ils voteront en nombre à droite. Ne pensez-vous pas que les électeurs du MoDem vont faire de même ?
Je reste confiant car je pense que Le Drian, Loget, Hascoet, Guyonvarc'h... sont des politiques bien plus avisés que moi et qu'ils n'auraient jamais risqué de refaire passer la Bretagne à droite... surtout de la confier à Malgorn.
On verra bien dimanche et on aura 4 ans pour voir si ce qui s'est décidé lundi 15 mars 2010 était la meilleure façon pour faire de la Bretagne une éco-régio exemplaire... j'ai des doutes.
Libellés :
élection,
Europe Ecologie,
politique
lundi 15 mars 2010
Un seul gagnant, l'abstention et pas mal de perdants
J'ai l'impression que les commentaires à la télé et à la radio ne dégagent pas clairement les enseignements de ce premier tour des élections régionales.
Personnellement, j'en tire les conclusions suivantes :
- Il y a bien un gagnant du premier tour des élections régionales, c'est le parti des abstentionnistes. Il a conquis plus de la moitié des électeurs.
- Il y a aussi un perdant, c'est le Mouvement Démocrate qui nationalement passe en dessous de 5% et perd plus de la moitié de son électorat (et aussi tous ses élus).
- Le Front National régresse, en effet, il perd plus de 1 300 000 voix.
- Europe Ecologie s'installe à la 3e place, mais se retrouve très loin derrière le PS et ses alliés et aussi de l'UMP avec un score proche de celui du du Front National (moins de 1% d'écart).
- Par rapport au premier tour de 2004, la gauche (PS et alliés) fait un peu mieux et la droite (majorité présidentielle), un peu moins bien. L'ordre d'arrivée reste inchangé, la gauche est toujours devant. Le plus significatif à mon sens est qu'elles obtenaient chacune de l'ordre de 8 millions de suffrages en 2004 et n'en recueillent que 5 millions en 2010.
En tant que candidat Europe Ecologie en Bretagne, je ne peux pas vraiment me satisfaire des résultats obtenus.
Il y a bien sûr quelques satisfactions quant aux résultats en Bretagne.
La première c'est qu'Europe Ecologie prend la 3e place avec 12,2% et très loin devant le Front National (6,2%).
La seconde, c'est qu'Europe Ecologie s'impose face aux autres listes de gauche qui se revendiquaient aussi de l'écologie, le NPA et ses alliés qui défendaient l'écologie radicale fait moins de 2,5% et l'Alliance Ecologique Indépendante (AEI), présente sur la liste "Nous te ferons Bretagne", est à 4,3%.
Enfin, ce fut une belle campagne autour d'un bon projet que Guy Hascoet a défendu avec talent et conviction.
Il y a aussi quelques déconvenues, Europe Ecologie ne gagne que 2 500 électeurs entre 2004 (liste Les Verts - UDB) et 2010. C'est peu. De plus, l'écart avec la liste Le Drian est énorme, tout juste 25%, soit plus que le score de Bernadette Malgorn (23,7%).
La vraie déception, c'est qu'Europe Ecologie n'ait pas profité de l'effondrement du MoDem. On dit souvent que la Bretagne est une terre centriste, de nombreux électeurs du MoDem découragés par la stratégie toute personnelle de François Bayrou aurait dû rejoindre Europe Ecologie. Le refus d'Europe Ecologie de s'ouvrir à d'autres partis écologistes (autres que les Verts) n'a pas permis un large rassemblement des électeurs de sensibilité écologiste. C'est donc sans progression notable par rapport à 2004 et avec un résultat sensiblement plus bas qu'aux Européennes de juin 2009 (12,2% contre 17,9%) qu'Europe Ecologie va devoir négocier maintenant avec le PS. En terme d'électeurs, Europe Ecologie a perdu 37 000 électeurs depuis juin 2009.
Sachons en tirer les leçons pour l'avenir. Europe Ecologie doit construire véritablement le rassemblement des écologistes, pour cela il ne faut plus considérer que les Verts est le seul parti écolo du mouvement et que les autres ne sont que des représentants de la société civile, une 3e composante inorganisée ou encore des candidats d'ouverture.
Construisons maintenant l'avenir avec un large rassemblement des forces écologistes, démocrates et humanistes.
Personnellement, j'en tire les conclusions suivantes :
- Il y a bien un gagnant du premier tour des élections régionales, c'est le parti des abstentionnistes. Il a conquis plus de la moitié des électeurs.
- Il y a aussi un perdant, c'est le Mouvement Démocrate qui nationalement passe en dessous de 5% et perd plus de la moitié de son électorat (et aussi tous ses élus).
- Le Front National régresse, en effet, il perd plus de 1 300 000 voix.
- Europe Ecologie s'installe à la 3e place, mais se retrouve très loin derrière le PS et ses alliés et aussi de l'UMP avec un score proche de celui du du Front National (moins de 1% d'écart).
- Par rapport au premier tour de 2004, la gauche (PS et alliés) fait un peu mieux et la droite (majorité présidentielle), un peu moins bien. L'ordre d'arrivée reste inchangé, la gauche est toujours devant. Le plus significatif à mon sens est qu'elles obtenaient chacune de l'ordre de 8 millions de suffrages en 2004 et n'en recueillent que 5 millions en 2010.
En tant que candidat Europe Ecologie en Bretagne, je ne peux pas vraiment me satisfaire des résultats obtenus. Il y a bien sûr quelques satisfactions quant aux résultats en Bretagne.
La première c'est qu'Europe Ecologie prend la 3e place avec 12,2% et très loin devant le Front National (6,2%).
La seconde, c'est qu'Europe Ecologie s'impose face aux autres listes de gauche qui se revendiquaient aussi de l'écologie, le NPA et ses alliés qui défendaient l'écologie radicale fait moins de 2,5% et l'Alliance Ecologique Indépendante (AEI), présente sur la liste "Nous te ferons Bretagne", est à 4,3%.
Enfin, ce fut une belle campagne autour d'un bon projet que Guy Hascoet a défendu avec talent et conviction.
Il y a aussi quelques déconvenues, Europe Ecologie ne gagne que 2 500 électeurs entre 2004 (liste Les Verts - UDB) et 2010. C'est peu. De plus, l'écart avec la liste Le Drian est énorme, tout juste 25%, soit plus que le score de Bernadette Malgorn (23,7%).
La vraie déception, c'est qu'Europe Ecologie n'ait pas profité de l'effondrement du MoDem. On dit souvent que la Bretagne est une terre centriste, de nombreux électeurs du MoDem découragés par la stratégie toute personnelle de François Bayrou aurait dû rejoindre Europe Ecologie. Le refus d'Europe Ecologie de s'ouvrir à d'autres partis écologistes (autres que les Verts) n'a pas permis un large rassemblement des électeurs de sensibilité écologiste. C'est donc sans progression notable par rapport à 2004 et avec un résultat sensiblement plus bas qu'aux Européennes de juin 2009 (12,2% contre 17,9%) qu'Europe Ecologie va devoir négocier maintenant avec le PS. En terme d'électeurs, Europe Ecologie a perdu 37 000 électeurs depuis juin 2009.
Sachons en tirer les leçons pour l'avenir. Europe Ecologie doit construire véritablement le rassemblement des écologistes, pour cela il ne faut plus considérer que les Verts est le seul parti écolo du mouvement et que les autres ne sont que des représentants de la société civile, une 3e composante inorganisée ou encore des candidats d'ouverture.
Construisons maintenant l'avenir avec un large rassemblement des forces écologistes, démocrates et humanistes.
Inscription à :
Articles (Atom)

