Où en est la marée noire dans le golfe du Mexique. Qu'apprend on aujourd'hui ?
Premièrement, Obamah endosse la responsabilité finale de la catastrophe : "Je prends en fin de compte la responsabilité finale de trouver une solution à cette crise. Je suis le président et je suis le responsable en dernier ressort". On imagine mal nos politiques français déclarer ainsi leur responsabilité.
Deuxièmement, on découvre les compromissions entre les pétroliers et les organismes autorisant les forages. Le Monde relate que : "Obamah a regretté que son ministre de l'intérieur, Ken Salazar, n'ait pas agi avec plus de détermination pour briser la "relation scandaleusement proche" existant entre les pétroliers et le service chargé à la fois des permis de forer et des contrôles de sécurité, le Minerals Management Service".
Troisièmement, on nous a encore menti. Il ne fallait pas croire BP. Ce n'est pas 800 000 litres qui se déversent chaque jour dans la mer, mais 4 à 5 fois plus. La pollution touche les cotes de Louisiane, du Mississipi, d'Alanamah et de Floride, et pire le delta du Mississiipi et les bayous de Louisiane. Horreur ! D'ores et déjà, la fuite a dépassé en ampleur la catastrophe de l'Exxon-Valdez qui s'échoua en 1989 sur la côte de l'Alaska. BP a déjà depensé 930 millions de dollars (758 millions d'euros) et ce n'est qu'un début. Le combat continue.
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vendredi 28 mai 2010
vendredi 30 avril 2010
Après Katrina, la Louisiane connait une nouvelle catastrophe majeure
J'étais en Louisiane, près de la côte, le 20 avril quand la plateforme pétrolière a explosé. Comme elle était à 70 km au large, je n'ai bien sûr rien vu, mais je mesure la catastrophe à venir.
Décidément, quand on parle de la Louisiane, en France, c'est surtout pour évoquer une catastrophe.
Je me demande ce qu'évoque encore en France, ce bel état, ainsi nommé en l'honneur de Louis XIV, vendu par Napoléon le 3 mai 1803 (il y a pile 207 ans) aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.
L'histoire nous a rapproché, celle de l'Acadie ne peut nous laisser indifférent et nous devons être concernés par tous les fléaux qui frappent cette terre lointaine, proche de nous par l'histoire et la culture.
En 2005, c'est l'ouragan Katrina, mais plus exactement les inondations qui ont dévasté cette région. C'était une catastrophe naturelle, mais l'effet dévastateur provenait, avant tout, de l'inconséquence de l'homme qui avait construit n'importe où (en particulier dans les terres plus basses que le Mississippi à la Nouvelle Orléans, ce que n'avait pas fait les français et les espagnols au XVIIIe siècle).
En 2010, la nature n'y est pour rien, c'est une explosion sur une plateforme pétrolière off-shore qui provoque une marée noire monumentale (plus importante que celle de l'Exxon Valdès de 1989 en Alaska). On évoque 800 000 litres de pétrole qui s'échappent chaque jour et qu'il faudra peut-être 3 mois pour stopper la fuite ! Aujourd'hui, l'état de catastrophe nationale vient d'être déclaré.
Déjà, en 2005, Katrina avait sérieusement endommagé les plateformes pétrolières et les raffineries.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la Louisiane, c'est le wetland, une immense zone humide, c'est à dire un vaste delta, un pays de marais, de lacs et de bayous, un réseau hydrologique d'une grande complexité. C'est une zone très riche pour la faune (écrevisse, alligator, tortue, raton laveur...), un véritable sanctuaire pour de nombreux oiseaux (aigrette, héron, spatule, patapon...) et une mangrove magnifique où règne le cyprès chauve.
Il n'y a aucune plage en Louisiane sur la côte, le risque n'est pas de salir son maillot de bain sur des plages souillées. Le risque, c'est d'assister à une catastrophe écologique majeure qui va toucher une faune et une flore remarquable.
Je laisse aux journaux le soin d'analyser la situation, je préfère déposer sur ce blog des photos prises il y a quelques jours, qui montrent la beauté et la richesse de ce pays exceptionnel.





Décidément, quand on parle de la Louisiane, en France, c'est surtout pour évoquer une catastrophe.
Je me demande ce qu'évoque encore en France, ce bel état, ainsi nommé en l'honneur de Louis XIV, vendu par Napoléon le 3 mai 1803 (il y a pile 207 ans) aux Etats-Unis pour 15 millions de dollars.
L'histoire nous a rapproché, celle de l'Acadie ne peut nous laisser indifférent et nous devons être concernés par tous les fléaux qui frappent cette terre lointaine, proche de nous par l'histoire et la culture.
En 2005, c'est l'ouragan Katrina, mais plus exactement les inondations qui ont dévasté cette région. C'était une catastrophe naturelle, mais l'effet dévastateur provenait, avant tout, de l'inconséquence de l'homme qui avait construit n'importe où (en particulier dans les terres plus basses que le Mississippi à la Nouvelle Orléans, ce que n'avait pas fait les français et les espagnols au XVIIIe siècle).
En 2010, la nature n'y est pour rien, c'est une explosion sur une plateforme pétrolière off-shore qui provoque une marée noire monumentale (plus importante que celle de l'Exxon Valdès de 1989 en Alaska). On évoque 800 000 litres de pétrole qui s'échappent chaque jour et qu'il faudra peut-être 3 mois pour stopper la fuite ! Aujourd'hui, l'état de catastrophe nationale vient d'être déclaré.
Déjà, en 2005, Katrina avait sérieusement endommagé les plateformes pétrolières et les raffineries.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la Louisiane, c'est le wetland, une immense zone humide, c'est à dire un vaste delta, un pays de marais, de lacs et de bayous, un réseau hydrologique d'une grande complexité. C'est une zone très riche pour la faune (écrevisse, alligator, tortue, raton laveur...), un véritable sanctuaire pour de nombreux oiseaux (aigrette, héron, spatule, patapon...) et une mangrove magnifique où règne le cyprès chauve.
Il n'y a aucune plage en Louisiane sur la côte, le risque n'est pas de salir son maillot de bain sur des plages souillées. Le risque, c'est d'assister à une catastrophe écologique majeure qui va toucher une faune et une flore remarquable.
Je laisse aux journaux le soin d'analyser la situation, je préfère déposer sur ce blog des photos prises il y a quelques jours, qui montrent la beauté et la richesse de ce pays exceptionnel.

Raffineries au bord du Mississippi

Aigrette blanche - envol sur le bayou

Mangrove au Lake Martin

Cyprès

Aigrettes blanches, spatules rosées, hérons bleus
vendredi 4 décembre 2009
Les sables bitumineux vus d'avion (ligne Amsterdam-Calgary)
J'ai évoqué dans un récent billet l'exploitation des sables bitumineux au Canada qui font la prospérité de l'Alberta, mais empêche ce pays de respecter les accords qu'il a signés à Kyoto.Fin novembre, j'allais justement dans les rocheuses canadiennes. Après une nuit dans l'avion, j'ouvre le volet du hublot et regarde la terre quelques 12 000 mètres plus bas, et que vois-je ? Justement les champs d'exploitation de sables bitumineux de la région d'Athabasca.
Dans cette forêt boéale, c'est impressionnant de voir ces exploitations qui correspondent aux zones déboisées et qui, en novembre, sont déjà recouvertes de neige.Même à 45 000 pieds, on voit bien les mines à ciel ouvert, les réservoirs et les cheminées qui fument.
Sachant l'importance des émissions de gaz à effet de serre de cette exploitation, on comprend pourquoi Stephen Harper, le 1er ministre canadien, a tellemenet hésité avant d'annoncer qu'il allait à Copenhague.Reste qu'on ne sait toujours pas s'il ira comme Obamah pour participer seulement à l'ouverture de la conférence sur le changement climatique (Climate Change Conference) ou s'il participera à la phase finale qui sera vraiment la phase décisive pour tenter de trouver un accord sur le changement clmatique.
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