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mercredi 6 janvier 2010
jeudi 24 décembre 2009
De Copenhague à Flopenhague
3 mots peuvent résumer la 15e conférence sur le changement climatique (COP15) :
Copenhague — Hopenhague — Flopenhague
Le bilan n'est pas contestable, c'est un fiasco, un échec, un four... et ce n'est pas avec un four pareil qu'on va limiter la température de la planète !
Alors, plutôt que de se désoler en attendant la future COP16 à Mexico, je préfère retenir quelques dessins pleins de poésie, d'humour ou de rage qui rappellent mieux qu'un long discours que la COP15 a été porteur d'un grand espoir terriblement déçu.







Copenhague — Hopenhague — Flopenhague
Le bilan n'est pas contestable, c'est un fiasco, un échec, un four... et ce n'est pas avec un four pareil qu'on va limiter la température de la planète !
Alors, plutôt que de se désoler en attendant la future COP16 à Mexico, je préfère retenir quelques dessins pleins de poésie, d'humour ou de rage qui rappellent mieux qu'un long discours que la COP15 a été porteur d'un grand espoir terriblement déçu.







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dimanche 20 décembre 2009
COP15 consacre la naissance du G2 et échoue sur la confrontation des égos nationaux

Le résultat de la conférence de l'ONU sur le changement climatique (COP15) n'est pas bien brillant.
L'expression qui est revenue le plus souvent a été "quel bordel".
Les organisations ont été sommées de quitter les lieux quand les présidents et chefs de gouvernement sont arrivés.
Rien de concret n'est sorti de COP15, aucun accord signé n'engage la communauté internationale.
Alors qu'on nous a bassiné en 2009 avec le G20, on a vu à Copenhague que tout se jouait au G2, entre les USA et la Chine. L'un et l'autre ne voulant ni engagement contraignant, ni contrôle extérieur.
L'Europe qui accueillait la conférence a été la grande absente du sommet et comme d'habitude la France à énérver toute le monde en voulant tirer la couverture à soi. Il faut dire que Sarkozy a voulu encore apparaître comme le sauveur de la planète, déclarant dans sa conférence de presse que tout s'était joué à la fin dans son bureau de Copenhague avec Obamah.
Au final, on a donc juste une déclaration de principe, il est prévu en janvier la compléter par des engagements précis de chacun des pays.
Pour l'instant, force est de constater que Copenhague n'a même pas accouché d'une souris, les ours polaire ont de quoi s'inquiéter !
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vendredi 4 décembre 2009
Les sables bitumineux vus d'avion (ligne Amsterdam-Calgary)
J'ai évoqué dans un récent billet l'exploitation des sables bitumineux au Canada qui font la prospérité de l'Alberta, mais empêche ce pays de respecter les accords qu'il a signés à Kyoto.Fin novembre, j'allais justement dans les rocheuses canadiennes. Après une nuit dans l'avion, j'ouvre le volet du hublot et regarde la terre quelques 12 000 mètres plus bas, et que vois-je ? Justement les champs d'exploitation de sables bitumineux de la région d'Athabasca.
Dans cette forêt boéale, c'est impressionnant de voir ces exploitations qui correspondent aux zones déboisées et qui, en novembre, sont déjà recouvertes de neige.Même à 45 000 pieds, on voit bien les mines à ciel ouvert, les réservoirs et les cheminées qui fument.
Sachant l'importance des émissions de gaz à effet de serre de cette exploitation, on comprend pourquoi Stephen Harper, le 1er ministre canadien, a tellemenet hésité avant d'annoncer qu'il allait à Copenhague.Reste qu'on ne sait toujours pas s'il ira comme Obamah pour participer seulement à l'ouverture de la conférence sur le changement climatique (Climate Change Conference) ou s'il participera à la phase finale qui sera vraiment la phase décisive pour tenter de trouver un accord sur le changement clmatique.
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mercredi 11 novembre 2009
Non à l'exploitation des sables bitumineux, le pétrole plus sale que sale

Commençons par une question. Où se trouvent les plus grandes réserves pétrolières du monde ?
Ce n'est pas en Arabie Saoudite, ni même au Moyen-Orient, pas plus en Russie ou en Alaska.
Alors où ? En Alberta, une des provinces du Canada, au pied des Rocheuses, entre le Saskatchewan et la Colombie Britannique.
L'Alberta est surtout connu pour ses parcs nationaux, le parc national de Banff est le plus ancien, il a été créé en 1865, un peu après le parc national du Yellowstone, aux USA, qui créé en 1872 est le plus vieux parc national au monde.L'Alberta est donc une des premières régions au monde à avoir préservé son patrimoine naturel.
Ce mois-ci, je vais justement à Banff, je connais déjà cette région. Elle est d'une beauté sidérante. Pour avoir traversé l'Alberta, je sais aussi que l'homme, dans sa conquête de l'Ouest, à partir de 1850, a ravagé ces territoires, déboisant toute la province, en dehors des Rocheuses.
Aujourd'hui, avec un technologie bien plus puissante, au nord de l'Aberta, il est en train de détruire la forêt boréale pour extraire de l'or noir, plus exactement la pire source de pétrole, les sables bitumineux.Vous pouvez penser, tout ça c'est bien loin, bien au Nord, dans des régions inhabitées, le problème c'est que cette exploitation est la plus polluante au monde et qu'elle met en cause le respect des accords internationaux et conduit à l'échec de la conférence de Copenhague.
Greenpeace alerte actuellement sur le danger de l'exploitation des sables bitumineux et sur le rôle qu'y joue notre compagnie nationale Total comme l'ilustre cette courte vidéo.
Pour être bien informé sur le sujet des dangers des sables bitumineux, le mieux est de consulter le site web de l'excellente émission Découverte de Radio Canada.
Quelques chiffres significatifs, la réserve est estimée à 300 milliards de barils (270 milliards en Arabie Saoudite), la zone de production s'étend sur 140 000 kilomètres carrés (4 fois la taille de la Bretagne historique), la production journalière avait dépassé 1,2 millions de barils en 2002, on extrait 100 tonnes de sables pour obtenir 11 tonnes de bitumes, puis on consomme de l'énergie et de l'eau en grande quantité pour avoir au final du pétrole. Il faut de 1/3 à 2/3 de litre de pétrole et de 2 à 6 litres d'eau pour en produire un seul litre de pétrole !!!!!!!!!!!!
Le pire, c'est que cette production génère une quantité phénoménale de gaz à effet de serre (GES) et de produits toxiques (souffre, azote, métaux lourds). On estime qu'un baril de pétrole (soit 159 litres) produit 80 kg de GES, soit 5 fois plus qu'un baril "traditionnel" !!!!!!!!!!!!
Cette exploitation est une ineptie totale, à cause d'elle le Canada n'a pas respecté ses engagements de Kyoto. Le Canada avait accepté de réduire, au plus tard en 2012, ses émissions de GES de 6% par rapport à l'année de référence (1990), en 2002, elle produisait 24% de plus qu'en 1990 et a reconnu en 2006 que l'objectif de Kyoto était inatteignable .
A un mois de la conférence de Copenhague, comme le fait Greenpeace, il faut dénoncer ce pétrole plus noir que noir, plus sale que sale. Cette exploitation conduit le Canada a traîner les pieds à Copenhague et participe à l'échec possible de cette conférence.Terminons par une déclaration récente de l'activiste québécoise Mireille Beaudoin : "Les sables bitumineux, c'est un problème climatique mondial. [...] Ça ne concerne pas seulement les Canadiens ni même les Nord-Américains. Ça concerne l'ensemble de la planète. Les leaders mondiaux, dont Stephen Harper (premier ministre du Canada), monsieur Obama, les leaders européens doivent prendre position et doivent arrêter d'encourager l'exploitation des sables bitumineux".
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mardi 3 novembre 2009
Claude Lévi-Strauss : un grand écologiste avant la lettre

Au seul nom de Claude Lévi-Strauss, plein de mots savants viennent à l'esprit : ethnologie, anthropologie, structuralisme, universalisme, mythe...
A l'heure de sa disparition, un autre mot mérite d'être cité, c'est écologie.
Le père de l'anthropologie sociale a couru le monde dès les années 30 et observé les relations de l'homme à son environnement. Il fut le premier à expliqué le lien privilégié entre les peuples et leurs environnements, entre nature et culture, et à insister sur la notion de diversité.
De l'étude des populations autochtones du Brésil, à partir de 1935, naîtra Tristes tropiques en 1955 où il décrit ce qu'on appellera beaucoup plus tard le phénomène de la mondialisation : « L’humanité s’installe dans la monoculture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse ».En 1965, quand on lui demandait ce qu'il mettrait dans un coffre à l'intention des archéologues de l'an 3000, il répondait : « Je mettrai dans votre coffre des documents relatifs aux dernières sociétés primitives en voie de disparition, des exemplaires d'espèces végétales et animales proches d'être anéanties par l'homme, des échantillons d'air et d'eau encore non pollués par les déchets industriels, des notices et illustrations sur des sites bientôt saccagés par des installations civiles et militaires. [...] Mieux vaut donc laisser quelques témoignages sur tant de choses que, par notre malfaisance et celle de nos continuateurs, ils n'auront pas le droit de connaître: la pureté des éléments, la diversité des êtres, la grâce de la nature, la décence des hommes ».
N'en faisons pas aujourd'hui le père de l'écologie moderne, comme l'a écrit Valérie Pécresse sur FaceBook, mais reconnaissons tout l'apport de Claude Lévi-Strauss dans l'émergence d'une pensée écologique.
lundi 28 juillet 2008
Home
Notre Terre va mal, on le sait depuis déjà un bon moment. Dès 1968, les experts du Club de Rome, nous avaient alerté.
Al Gore a su nous montrer concrètement les effets du réchauffement climatique dans le film "Une vérité qui dérange" ("An Inconvenient Truth") en 2006.
Voilà que Yann Arthus Bertrand nous prépare un film sur le même thème.
Vous devrez attendre juin 2009 pour voir Home, mais vous pouvez déjà regarder cette superbe vidéo qui présente ce projet à but non lucratif.
Al Gore a su nous montrer concrètement les effets du réchauffement climatique dans le film "Une vérité qui dérange" ("An Inconvenient Truth") en 2006.
Voilà que Yann Arthus Bertrand nous prépare un film sur le même thème.
Vous devrez attendre juin 2009 pour voir Home, mais vous pouvez déjà regarder cette superbe vidéo qui présente ce projet à but non lucratif.
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